1. OBJECTIFS – Pourquoi organiser une bamboche ?
Comprendre le contexte : pourquoi des bamboches contre le canon français ?
Ce que nous voulons démontrer :
Nos traditions sont vivantes et conviviales, l’alimentation est un commun qui relie les gens. Nous refusons que des idéologues les transforment en produits marketing xénophobes de basse qualité.
- Ces élements font partie intégrante d’un plan de conquête du pouvoir par l’extrême droite. Ils sont dangereux à court terme à cause des débordements racistes, sexistes et homophobes qu’ils génèrent.
Les visuels proposés en parallèle de ce guide intègrent un grand feu de joie, autour duquel se rassemblent plusieurs personnes dans une ambiance festive. C’est ce que nous voulons vivre dans nos Bamboches : un événement qui rassemble largement autour d’un projet commun et qui aide à nous tenir chaud dans la lutte contre les projets de l’extrême droite !
Le Canon français, un projet xénophobe et d’extrême droite
1. Un projet politique masqué sous le folklore
Citation : « Le Canon français est un mélange entre une marque et une start-up. Comme Nike, leur fonction est essentiellement de gérer la marque et de coordonner les différents sous-traitants et fournisseurs. »
→ Le Canon français ne vend pas une expérience culinaire, mais un récit nationaliste et traditionaliste, construit de toutes pièces.
Citation : « Ce que propose le Canon français ce n’est pas une bonne bouffe joyeuse en bonne compagnie, c’est un récit sur ce que doit être une bonne bouffe joyeuse et sur qui est la bonne compagnie. »
→ L’objectif est de définir une norme sociale et culturelle excluant ceux qui ne s’y conforment pas.
2. Une clientèle et des organisateurs d’extrême droite
Citation : « Parmi les clients, dont certains portaient des t-shirts de marques néo-nazi ou des tatouages de fleur de lys et de croix celtiques, un des participants avance un “on a voté Bardella, comme tout le monde ici”. » (Charlie Hebdo, juin 2024)
→ La clientèle du Canon français est ouvertement d’extrême droite, avec des symboles et des votes qui le prouvent.
Citation : « Après le banquet, les porteurs de bérets attroupés sur le parvis de la gare de Rennes […] entonnent en chœur “mais ils sont où les Antifa ?” »
→ Les participants adoptent un discours provocateur et violent envers les opposants politiques.
Citation : « des voisins du quartier de la Courrouze toujours à Rennes, racontent comment, une fois sortis du banquet ils se sont mis à chanter des chants à la gloire de Bardella, auraient fait des saluts nazis et s’en seraient pris verbalement à des gens du quartier »
→ Les dérapages xénophobes et fascistes sont fréquents en marge des événements.
3. Des organisateurs liés à l’extrême droite et à la noblesse réactionnaire
Citation : « Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour, [les deux fondateurs]. Aristocrates véridiques, le premier d’une famille faite noble sous l’Empire […] le second vient de la vieille noblesse d’Ancien Régime. »
→ Les fondateurs sont issus de milieux ultra-conservateurs, monarchistes et antirépublicains.
Citation : « Lesquels Fayet de la Tour font, soit dit en passant, partie de l’association d’entraide de la noblesse française, qui organise peut-être des banquets, mais qui est surtout connue, d’après le journaliste Charles de Laubier, pour être « en fait un club très fermé de l’ancienne aristocratie française dont la plupart des membres se considérant encore aujourd’hui “aristocrates”, sont monarchistes, royalistes et antirépublicains » et dont le président de 1934 à 1964, Antoine de Lévis-Mirepoix, a été décoré de la Francisque par le régime de Vichy. »
→ Leurs cercles familiaux et sociaux sont marqués par l’héritage collaborationniste et royaliste.
4. Un discours et des signes xénophobe et excluant
Citation : « L’absence d’option végétarienne ou végane serait fortuite ? Ce serait de la médisance. »
→ Le refus de proposer des alternatives alimentaires est un choix politique, excluant les minorités et les personnes aux convictions différentes.
Citation : « Un convive lance “À mort les bougnoules” lors d’un banquet à Angers en 2024. »
→ Les propos racistes sont tolérés, voire encouragés, dans l’espace du Canon français, même si aujourd’hui ils cherchent à polir leur image
Citation : « la vente de béret siglés fonctionne fort bien précisément parce qu’il est un signe de reconnaissance et donc de distinction. »
→ Le Canon français crée une communauté fermée, où l’appartenance se signale par des symboles identitaires et xénophobes.
5. Un outil de normalisation de l’extrême droite
Citation : « C’est probablement là qu’il faut trouver la fonction des banquets du canon français : non pas comme un meeting politique, mais comme l’organisation au grand jour d’espaces où les sociabilités réactionnaires, voir fascistes, peuvent se vivre comme une norme. »
→ Le Canon français permet à l’extrême droite de s’afficher sans complexe, en banalisant ses idées.
Citation : « Ce qui décrit le plus sûrement le caractère politique des banquets, ce ne sont pas les prises de paroles des fondateurs, on l’a dit, mais ce sont ni plus ni moins que les soutiens et clients du Canon français. Par exemple, sous la vidéo de Ouest-France qui annonce le maintient du banquet prévu en Ille-et-vilaine cet automne, on peut lire : « Bravo, continuez vive la France », « Du grand n’importe quoi, ils ont le droit d’aimer leur pays et traditions et même s’ils sont “identitaires” ou d’“extrême droite”. Où est le problème ? Tant qu’ils ne font de mal à personne », « Il n’y a pas d’extrême droite en France ! Il faut que les accusateurs révisent leur définitions de l’extrême droite ! Pfff je suis tellement déçu de la décision du château en question ! Soutien au Canon français ! Soyons fiers de notre territoire et nos valeurs », « Tous les banquets sont maintenus ! Yess ! Haro sur les voyous de l’extrême gauche ! », « Pétition de gaucho… la gauche veut détruire les valeurs de ce pays. », « Merci, j’ai eu peur que vous cédiez face à la bêtise de la gauche qui veut détruire notre pays. », « Pourquoi être nationaliste et identitaire c’est une mauvaise chose ? », etc. »
→ La clientèle, plus que les organisateurs, assume et revendique son positionnement politique, tout en accusant les critiques d’être des « empêcheurs de kiffer ».
6. Un financement et un réseau d’extrême droite
Citation : « [Stérin] le milliardaire a racheté BLT investissement l’entreprise qui détenait Le Canon français. Le prix de ce rachat est inconnu mais la hausse subite du capital des entreprises individuelles de Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (Boisse SAS, capital : 463.000 €) et Géraud du Fayet de la Tour (Turrim EURL, capital : 370.000 €) nous permet de faire l’hypothèse raisonnable d’une fourchette d’une vente entre 800.000 et 1.000.000 €, une paille. »
→ Le projet est directement lié à un réseau économique et politique qui vise à installer l’extrême droite au pouvoir (plan Périclès).
Citation « BLT investissement a changé de siège social depuis, pour s’installer au 6, rue Saint-Joseph dans le second arrondissement parisien. Adresse qui héberge (ou a hébergé jusqu’à il y a peu) de très nombreuses entreprises de la galaxie Stérin dont : Otium capital »
→Malgré les distances qui veulent être prises avec Stérin, des éléments factuels les rapprochent
Citation : « Ce que peu de gens soulignent, c’est que le rachat du Canon français par Pierre-Édouard Stérin n’est pas la seule relation entre les deux puisque Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse est également un des administrateurs du Label les plus belles fêtes de France, à l’instar de Thibault Farrenq (fondateur des Nuits du bien commun et directeur du Studio 496 qui structure le label), Margaux Bourguignat et Odile Tequi (de Studio 496), Romain de Lacoste (ex-directeur de cabinet de Nicolas de Villiers au Puy du fou), Baudouin de Trootstembergh (fondateur de Sandora VR lié à Eclipso, une filiale d’Otium Leisure/Hadrena), Louis Touillaire (lié au catholicisme d’extrême droite), etc. Et c’est là une des singularités de la galaxie Stérin : ses différentes branches sont toutes en relation, d’une manière ou d’une autre. »
→ Les organisateurs sont intégrés dans une galaxie d’entreprises et d’associations qui servent le même projet politique.
Conclusion : Un projet politique, xénophobe et d’extrême droite
Le Canon français n’est pas un simple événement festif, mais un outil de propagande et de normalisation de l’extrême droite. Sous couvert de folklore et de convivialité, il rassemble une clientèle xénophobe, violente et réactionnaire, avec des personnes pensant « juste » faire la fête de façon franchouillarde tout en servant les intérêts économiques et idéologiques d’un réseau ultra-conservateur et royaliste.
Les liens entre le Canon français et Pierre-Édouard Stérin
1. Rachat du Canon français par Stérin
→ Le rachat s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle d’initiatives culturelles et économiques par Stérin, afin de diffuser ses valeurs conservatrices et identitaires.
Citations : « Pierre-Édouard Stérin est aujourd’hui connu pour son engagement politique et financier : en préparant le plan dit « Périclès », le richissime catho-réac vise à faire élire 300 nouveaux maires d’extrême droite aux prochaines élections municipales. Pour cela, notamment, il finance largement de nombreuses initiatives économiques et associatives qui portent des valeurs et des pratiques conservatrices, voir fascisantes. »
« On imagine que c’est par le plus grand des hasards que ledit milliardaire a racheté BLT investissement l’entreprise qui détenait Le Canon français. » « Le prix de ce rachat est inconnu mais la hausse subite du capital des entreprises individuelles de Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (Boisse SAS, capital : 463.000 €) et Géraud du Fayet de la Tour (Turrim EURL, capital : 370.000 €) nous permet de faire l’hypothèse raisonnable d’une fourchette d’une vente entre 800.000 et 1.000.000 €, une paille. »
2. Dénis et circonlocutions des fondateurs
→ Stratégie de communication : Les fondateurs du Canon français, Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour, minimisent systématiquement leur lien avec Stérin, présentant ce rachat comme une simple transaction financière sans conséquence politique.
Citation : « Éléments de langage : “Pierre-Édouard Stérin on ne le connait pas. Nous avons traité avec un de ses fonds capitalistiques qui est entré dans notre capital”. »
« Peu nombreuses sont les fois où Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour nomment le milliardaire. Ils usent plus souvent de circonlocutions de type “notre nouvel actionnaire” quand ils sont contraints d’évoquer les critiques ou certaines enquêtes. »
« Dans leurs communications, ils mettent constamment une distance entre Pierre-Édouard Stérin et et eux, comme pour signifier que ce rachat n’est rien d’autre qu’un transaction financière sans conséquence. »
« Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse, répétait encore “Stérin a un projet, mais ça ne nous concerne pas. C’est chiant d’avoir l’étiquette d’extrême droite parce que ce n’est pas du tout notre délire !” »
3. Intégration dans la « galaxie Stérin »
→ Réseau d’entreprises et d’associations : Le Canon français n’est qu’une pièce parmi d’autres dans le vaste réseau d’influence de Stérin, qui comprend des entreprises de loisirs, des labels culturels, des associations catholiques traditionalistes, et des fonds d’investissement.
Citation : « Ce que peu de gens soulignent, c’est que le rachat du Canon français par Pierre-Édouard Stérin n’est pas la seule relation entre les deux puisque Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse est également un des administrateurs du Label les plus belles fêtes de France, à l’instar de Thibault Farrenq (fondateur des Nuits du bien commun et directeur du Studio 496 qui structure le label), Margaux Bourguignat et Odile Tequi (de Studio 496), Romain de Lacoste (ex-directeur de cabinet de Nicolas de Villiers au Puy du fou), Baudouin de Trootstembergh (fondateur de Sandora VR lié à Eclipso, une filiale d’Otium Leisure/Hadrena), Louis Touillaire (lié au catholicisme d’extrême droite), etc. »
« Et c’est là une des singularités de la galaxie Stérin : ses différentes branches sont toutes en relation, d’une manière ou d’une autre. »
« BLT investissement a changé de siège social depuis, pour s’installer au 6, rue Saint-Joseph dans le second arrondissement parisien. Adresse qui héberge (ou a hébergé jusqu’à il y a peu) de très nombreuses entreprises de la galaxie Stérin dont : Otium capital et Otium management et le promoteur immobilier catholique Monasphere, détenues directement par M. Stérin, mais aussi Résonance par Otium SCR, la SCI l’Aigle qui en sont des filiales, ou encore toute la branche loisir de la branche Stérin, via Otium Leisur/Hardena et ses filiales : SpeedPark Développement et filiales, Eclipso Holding et filiales, FAB FORT Holding et filiales, Hadrena Jump France 1, Games Factory, etc. ; mais aussi une partie des entreprises d’Otium Partners (ASI, Alfeor, Alfeor TSM, etc.), et enfin (surtout) toute la branche culturelle du projet de Stérin : Odyssée Impact, La SCI du Domaine de Chalès, La Société de production audiovisuelle française, le Fonds Bien commun, la Foncière Bien commun, FOBC gestion, ainsi que l’association Les plus belles fêtes de France. »
4. Preuves de collaboration et de financement croisé
→ Preuves de collaboration : Les fondateurs du Canon français ont cofinancé, via leurs « cuvées patrimoine », des associations également soutenues par Stérin, comme Les Arcades (liée aux Nuits du Bien Commun) ou Paris Geneviève (association cherchant à réintroduire des symboles religieux dans l’espace public).
Citation : « On pourrait arguer que le rachat se faisant en 2024, et que Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour n’étaient pas informés du plan Périclès. Il est en effet peu probable qu’ils lisent L’Humanité. Mais alors, comment expliquer que les “cuvées patrimoines”, premier projet de nos deux protagonistes, ont financé des associations catholiques également financées par les “nuits du bien commun” initiées par Stérin comme par exemple Les Arcades. Laquelle association est également soutenue par la maison Duroc, un “incubateur” lié lui aussi à la galaxie Stérin. »
« On trouve encore parmi les projets qu’ils ont aidé, des associations qui cherchent à réintroduire des tonalités religieuses dans des fêtes qui se passent dans l’espace public comme c’est le cas avec, l’association Paris Geneviève qui organise Paris vaut bien une fête, sous le patronage de la figure de Sainte Geneviève. »
« Autre exemple, qui souligne leur rapport au “patrimoine”, Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud du Fayet de la Tour sont encore dithyrambiques sur le travail, qu’ils ont co-financé par les “cuvées patrimoine”, de Julien Marquis, co-fondateur (aujourd’hui décédé) des Dartagnans, initiative qui a racheté grâce à des levées de fonds des châteaux en vue de les restaurer, dont les pratiques s’apparentent à des détournements de fonds. »
Résumé des preuves de lien avec Stérin
Rachat du Canon français par Stérin via BLT Investissement.
Dénis des fondateurs, mais preuves de collaboration (siège social commun, administrateurs partagés, projets cofinancés).
Intégration dans la galaxie Stérin (entreprises, labels, associations).
Objectif politique commun : normaliser l’extrême droite en capturant les traditions populaires.
2. PRE-REQUIS – Que faut-il pour organiser une bamboche ?
Rassembler autour de soi et organiser le collectif
Comment on s’organise : principes de gouvernance partagée
Lorsqu’un collectif ou un événement rassemble plusieurs entités ou groupes aux cultures politiques différentes, l’absence de cadre clair expose le groupe au risque de se faire du mal et de perdre son énergie. Il est primordial de définir un « chapeau commun » sous lequel chacun accepte de coopérer.
Cette clarification doit expliciter formellement en respectant les principes énoncés dans le plaidoyer ci-dessus :
- La Vision de Société : Quelle utopie politique et sociétale défendons-nous ?
- La Mission : Pourquoi sommes-nous rassemblés spécifiquement dans cet événement ou dans ce collectif ?
- Les Valeurs : Quels principes partagés guident nos comportements individuels et collectifs au quotidien ?
- Les Hypothèses d’Impact : Par quelles actions concrètes pensons-nous faire évoluer la situation ?
- Les Objectifs Operationnels : Quels sont les résultats précis et mesurables recherchés à court et moyen termes ?
- Les limites de chacun.e : Se référer à la partie ci-dessous (« confluer sans nécessairement converger ») pour approfondir cette notion. Pour permettre à chaque sous-groupe d’agir sereinement sans mettre en péril l’ensemble du collectif, il est recommandé d’instaurer des lignes rouges telles que
- Les risques physiques
- Les risques de déviation éthique
- Les risques légaux et juridiques.
Ces éléments doivent être formalisés par la commission plaidoyer, validés en plénière, rappelés régulièrement et affichés de manière accessible.
L’idée est de confluer sans nécessairement « converger » sur tout, c’est‑à‑dire :
Accepter qu’accueillir des groupes différents (associations, collectifs autonomes, syndicats, artistes, voisins) c’est aussi frayer avec des cultures politiques très différentes et des degrés de radicalité
Reconnaître les angles morts : Chaque organisation et individu doit être en mesure d’admettre ses limites, ses lacunes et ses biais de départ.
- Définir une tolérance tactique : Accepter qu’il existe une pluralité de méthodes et de niveaux d’action nécessaires pour mener les luttes antiracistes et sociales.
Accepter de « mettre de l’eau dans son vin » sur des préférences secondaires (style musical, formats, horaires) pour que l’événement soit réellement commun.
Parfois, il est plus simple de faire des programmations parallèles qui s’entraident, se complètent et ne se chevauchent pas que de réussir à s’accorder sur tout.
Parfois, se rassembler autour d’un bon repas, c’est plus simple que de devoir se mettre d’accord sur un plaidoyer commun ou une programmation artistique ou culturelle !
Plénière et commissions
Chaque collectif co-construit la structure qui lui permettra de s’organiser. Nous incitons à mettre en place des discussions collectives afin de prendre le temps de définir des principes de fonctionnement adaptés aux membres. Dans le cas des bamboches, nous proposons une structure de base assez simple :
une plénière (réunion d’ensemble) qui se tient régulièrement et où se décident les grandes orientations, on arbitre les points de blocage, on valide les propositions co-construites dans les commissions
des commissions autonomes, avec la « main libre » pour avancer sur leurs sujets, à condition de revenir en plénière pour les décisions importantes. Chaque commission doit être composée de plusieurs personnes, avec des binomes mixtes référent identifiés et des temps réguliers de remontée d’informations
Logistique (lieux, matériel, transports, accessibilité…),
Alimentation (approvisionnement, menu, relation aux producteurs et productrices, choix politiques en matière de nourriture…),
Communication (campagnes, visuels, réseaux sociaux, affichage planning de diffusion) & Plaidoyer (rédaction de la ligne politique, textes, visuels, relations presse…),
Billetterie / Budget / Finances (tarification, billetterie solidaire, gratuité, inscriptions…),
Programmation artistique et culturelle (diversification des formats, cohérence des animations avec le plaidoyer, identification des intervenant·es…),
Service d’ordre & Juridique (respect des obligations légales, prévention des risques légaux, veille et anticipation…)
Soin / Anti-discriminations / Modération (prévention des différentes formes violences avec notamment une charte, des protocoles et une équipe dédiée organisation d’espaces de repos) – toutes les commissions doivent également intégrer ces enjeux de manière transversale, ce n’est pas uniquement à la commission dédiée d’y veiller car c’est une responsabilité partagée.
3. OUTILLAGE – Comment on s’y prend pour organiser une bamboche ?
LOGISTIQUE
- Site, infrastructures et sécurité :
– Identification et réservation du lieu (friches, parcs, fermes…)
– Audit des obligations techniques et de sécurité (incendie, nuisances sonores…)
– Recensement des besoins techniques (énergie, stockage technique…)
– Gestion des sanitaires et des points d’eau
– Réalisation d’un plan du site sectorisé (zones calmes, espaces enfants, scènes, zones fumeurs et fumeuses)
– Déploiement d’une signalétique - Mobilité, matériel et organisation :
– Location ou emprunt du matériel via les régies et associations locales
– Organisation des navettes et du covoiturage
– Mise en place de l’accessibilité PMR
– Coordination du montage et démontage collectif
– Plan de gestion des déchets et remise en état du site
– Bilan logistique et inventaire des ressources mutualisées
ALIMENTATION
- Cadrage de l’offre alimentaire :
– Définition de la ligne politique culinaire
– Conception de menus inclusifs (végétariens, véganes, halal, casher…)
– Mise en place d’une tarification sociale
– Bilan des approvisionnements et pérennisation des filières locales - Organisation de la cuisine :
– Cartographie et contractualisation avec les producteurs locaux et productrices locales
– Recrutement de cantines militantes et collectifs de cuisine populaire
– Organisation rigoureuse de la sécurité sanitaire et de l’hygiène
– Gestion des flux de distribution et organisation des bénévoles
– Déploiement d’un plan de compostage et gestion des biodéchet
COMMUNICATION
Communication :
– Création de la charte graphique et de l’identité visuelle
– Élaboration d’un planning de diffusion progressif (concept, plaidoyer, programmation, infos pratiques)
– Coordination du collage militant et du tractage de proximité
– Relations avec la presse locale et les médias indépendants
– Création de kits de communication pour les partenaires
– Production de contenus (photos, vidéos…)
– Archivage et transmission des outils de communicationPlaidoyer :
– Référencement sur la cartographie surbamboche.gogocarto.fret prise de contact avecbamboche@riseup.net
– Adaptation du manifeste politique de la Bamboche au contexte local
– Dialogue avec les élues et élus
– Installation d’un stand d’accueil et d’information central
– Préparation des éléments de langage pour les porte-paroles, afin de garantir la cohérence du discours face aux attaques médiatiques de l’extrême droite.Petit Guide pour lancer vos pétitions
1. Choix de la plateforme
Plusieurs plateformes existent pour les pétitions militantes, beaucoup des pétitions contre le canon sont sur change.org, mais cette plateforme ne permet pas d’obtenir les mails des signataires, alors que la plateforme greenvoice le permet et frama aussi.
2. Rédiger la pétition
Pour rédiger votre pétition vous pouvez vous inspirez de celles existantes (à retrouver dans le doc 2 du drive Avant), mais aussi des mémos sur le canon afin que vos arguments soient étayés (doc 3 et 4 du drive Avant). Globalement les pétitions suivent un déroulé assez logique qui ressemble à ça :
- Titre clair stipulant le lieu du banquet prévu et l’opposition
- Introduction sur ce qu’est le canon français et ses dangers
- Le cadre dans lequel le banquet vient sur votre territoire
- Pourquoi nous nous opposons au canon français et plus spécifiquement à ce banquet là
- Les valeurs et choses chouettes qu’on souhaite à notre territoire plutôt qu’un banquet claqué au sol
3. Lancer la demande de signatures massivement !
Pour lancer la pétition et récolter les signatures, il faut que celle ci soit publiée et ait un lien.
Ensuite on vous conseille de rédiger un message qui est finalement le condensé de la pétition en appelant à signer.Si vous pouvez diffuser ce message à des organisations localement, voir le faire publier sur leur réseaux sociaux ça aide beaucoup.
Tract contre l’implantation d’un banquet du canon français
Pourquoi un tract ?
Avoir un tract en amont, ça permet notamment de prévenir largement la population de l’implantation d’un banquet du canon dans leur coin, mais aussi d’avoir du matériel de diffusion qui peut se passer de notre présence, en le laissant sur des stands, sur des marchés, dans des événements, dans des boîtes aux lettres.Comment rédiger le tract ?
Pour la rédaction de tract on vous conseille de faire attention à votre public cible, est ce que c’est les habitants ? des militants ? les producteurs ?On a rarement le temps de faire 40 tracts différents, du coup si vous voulez aller au plus efficace il peut s’agir de faire un tract très large, dès lors il s’agira de faire preuve de pédagogie et d’éviter de braquer. Si vous avez d’ores et déjà une pétition, le tract peut en partie repartir de ce texte mais il faudra développer plus amplement pourquoi le canon ça craint et qu’est ce que ça implique qu’il vienne dans le coin. Pour ça on a mis les doc 3 et 4 du drive pour vous aider sur ces aspects, mais surtout n’hésitez pas à vous appuyer sur les événements locaux chouettes et les valeurs qu’ils portent, à prendre des exemples qui parlent aux gens localement.
Voici un petit exemple type si ça peut aider n’hésitez pas à vous servir ! 👇👇👇👇👇👇👇👇
RECTO
TITRE TYPE : Un banquet du canon à X : pourquoi s’opposer ?
Qu’est ce que le canon français ?
Le canon français est une organisation qui, depuis 2021, organise des banquets dits « populaires » en zone rurale. Ces banquets se multiplient, entendant répandre une image bien particulière de la ruralité : bretelles, bérêts, personnes blanches, majoritairement des hommes, une entrée à 80 euros pour la soirée, de la bidoche sous toutes ses formes. Cette vision de la ruralité c’est celle que Pierre-Edouard Stérin, catholique réactionnaire milliardaire, souhaite propager en finançant ces banquets.
Des banquets ont lieu partout et rassemblent largement, ce sont notamment des hauts lieux de rassemblement des élus du rassemblement national, et nombre de banquets ont été accompagnés de propos choquants, tags de croix gammées et salut nazis comme le rapporte l’article de Libération au sujet du banquet ayant eu lieu à Caen.
Le Canon français n’est pas un simple événement festif, mais un outil de propagande et de normalisation de l’extrême droite. Sous couvert de folklore et de convivialité, il rassemble une clientèle xénophobe, violente et réactionnaire, avec des personnes pensant « juste » faire la fête de façon franchouillarde tout en servant les intérêts économiques et idéologiques d’un réseau ultra-conservateur et royaliste.VERSO
Pourquoi nous ne voulons pas ça ?
Nous sommes persuadé·es que nos ruralités ont bien plus à offrir qu’un cliché. Nos campagnes peuvent être ouvertes, profondément solidaires et accueillantes, festives et plurielles. Nous devons nous organiser pour protéger les berceaux de solidarité qui persistent et réussir à instiller une autre vision pour nos campagnes.
[Possible reprise de votre pétition / exemple locaux / invitation à un contre rassemblement]
Alors que faire ?
« Call to action » ou appel à agir : inciter les personnes à signer la pétition, refuser le banquet, manifester, écrire à leurs élu.es, venir à un autre événement … En fonction de ce que vous avez prévu !
Signatures : Préciser les organisations du coin signataires ou déjà convaincues (ça peut toujours aider à assoir votre propos et aider à convaincre les sceptiques)
Visuels utilisables :
SOIN
Attention à apporter avant, pendant et après l’événement :
– Recrutement et formation des équipes de « care » identifiables
– Rédaction de la charte d’engagement sur les comportements proscrits
– Utilisation de la modération participative dépersonnalisée
– Aménagement de zones de repos et de non-mixité choisie, afin d’offrir des refuges sûrs aux personnes cibles d’oppressions systémiques, avec eau en libre accès et zones calmes.
PROGRAMMATION
Construction et suivi de la programmation :
– Identification des profils d’artistes, intervenantes et intervenants
– Diversification des formats (conférences, bal folk, cercles de parole, ateliers, projections)
– Coordination technique avec les équipes logistiques et budget
– Programmation d’espaces dédiés aux familles et aux enfants
– Accompagnement et hospitalité soignée des intervenantes et intervenants
– Collecte des retours des artistes sur l’inclusivité du cadre et améliorations des pratiques d’accueil pour les éditions futures
BUDGET/FINANCES
Cadrage des éléments budgétaires :
– Estimation des coûts réels et exhaustifs de l’événement
– Identification des sources de financement solidaires (dons, crowdfunding)
– Définition de la politique de billetterie solidaire, des gratuités, des jauges et des réservations
– Création d’une marge de sécurité pour les imprévus (météo, technique, frais juridiques…)
– Suivi budgétaire en temps réelGestion des mouvements d’argent :
– Rémunération juste et rapide des artistes, techniciens, fournisseurs, fournisseuses et partenaires
– Gestion sécurisée de la monnaie et des caisses sur place (fluidifier les échanges et prévenir les risques de pertes ou d’erreurs)
– Rédaction d’un rapport de transparence financière post-événement (rendre des comptes aux contributeurs et contributrices, en prouvant l’efficacité de l’économie circulaire)
JURIDIQUE
Rédaction et dépôt des déclarations en préfecture ou mairie
– Assumer notre présence légale dans l’espace public pour rendre la lutte visible.Anticipation des recours contre les interdictions abusives
– Défendre la liberté de réunion face à l’arbitraire des arrêtés de « trouble à l’ordre public » (recours, pétitions, interpellations).Veille sur les détournements de la loi par les autorités
– Protéger les participantes et participants contre les contrôles abusifs ou les nasses illégales.Formation du collectif sur les droits et les risques légaux
– Renforcer la résilience collective face à la pression policière ou administrative.